Restaurants & Bars
Allez à la découverte des Étoiles Lange

La planque
Direction Limoilou cette fois, sur la fameuse 3e avenue, pour te parler d'une adresse qui porte tellement bien son nom : La Planque. Par définition, une planque, c'est une place cachée, chaleureuse, où on peut se mettre à l'abri — à l'abri de nos tempêtes québécoises, de nos routines, de nos soucis. Tout le concept est là, dans le nom. Ouverte en 2012, La Planque a redonné vie au quartier à une époque où la 3e avenue était encore loin d'être ce qu'elle est aujourd'hui. Au cœur d'un quartier animé, parmi les échoppes et les cafés bohèmes, La Planque cache bien son jeu. Et ça reste vrai : tu rentres dans un endroit qui a du caractère, sans flafla, mais où tout est pensé. Côté assiette, on est dans une cuisine du marché qui mise sur les produits québécois et les saisons. Le menu, court et évolutif, mêle plats de bistrot réconfortants et créations inventives du chef. Mardi et mercredi, ne manque pas leur célèbre dégustation à l'aveugle — tu te laisses guider, et c'est franchement un des meilleurs deals en ville. La carte des vins, montée par Marie-Claude depuis 2015, fait honneur aux producteurs d'ici et de France, avec des trouvailles à tous les prix. L'ambiance? Quatre univers sous un même toit : le bar, la mezzanine, la cuisine, ou la fameuse planque souterraine — une salle insonorisée pour se planquer, littéralement. Que tu viennes pour un souper en amoureux, une soirée entre amis ou un cinq à sept qui s'éternise, il y a un coin pour toi. À noter aussi : La Planque figure désormais au Guide Michelin 2025 — une belle reconnaissance pour cette équipe qui, depuis plus de dix ans, fait de la 3e avenue une destination gourmande incontournable.

JJacque
Si tu cherches une adresse qui sort vraiment de l'ordinaire à Québec, laisse-moi te parler du jjacques. Et déjà, première chose à savoir : tu vas devoir le chercher un peu. Pas d'enseigne, juste une grosse porte de métal dans la ruelle Notre-Dame-des-Anges, en plein cœur de Saint-Roch. Tu sonnes, et on t'ouvre. Ambiance speakeasy, le ton est donné avant même que tu sois assis. Une fois à l'intérieur, c'est un autre monde. Derrière la porte close et les rideaux opaques, on entre dans un univers onirique, un espace coupé du temps où le bar et la cuisine s'unissent. Couleurs, textures, lumière tamisée — on a vraiment l'impression d'avoir trouvé une cachette que personne d'autre ne connaît (spoiler : tout le monde la connaît, faut réserver). La grande question qu'on se pose en consultant le menu : c'est un resto, un bar à huîtres ou un bar à cocktails? La maison te laisse décider. Côté bouffe, on est dans le partage : produits de la mer, petits plats, et leurs fameuses tours de fruits de mer qui valent le détour à elles seules. Les huîtres sont fraîches, les pétoncles fondants, et même les coupes de viande tiennent leur bout. Côté cocktails, c'est là que la magie opère vraiment. La carte est construite autour du thème du voyage, avec une vingtaine de cocktails originaux, alcoolisés ou non, en plus des classiques. Et ce n'est pas pour rien que le jjacques figure parmi les 50 meilleurs bars du Canada selon Canada's 100 Best depuis 2022 — classé 10ᵉ meilleur bar au pays en 2025. Mon conseil : réserve d'avance, arrive en mode découverte, et laisse-toi guider par le staff. C'est le genre de soirée dont on parle encore le lendemain.

L'Orygine
Niché sur la rue Saint-Pierre, à deux pas de la Place Royale, L'Orygine occupe un bâtiment historique du Vieux-Québec et partage ses locaux avec la Tanière, située juste en dessous. Le restaurant propose une cuisine créative et organique qui met le terroir québécois à l'honneur, dans un décor lumineux et épuré qui évoque la fraîcheur et l'authenticité. Aux fourneaux, la cheffe Sabrina Lemay signe une cuisine inventive axée sur les ingrédients locaux. Le menu dégustation, accompagné d'une courte carte saisonnière, met les légumes à l'avant-plan sans pour autant délaisser les viandes et les poissons — et peut toujours être adapté en version végane. C'est d'ailleurs là toute la signature de la maison : rassembler à la même table végétariens, végétaliens et amateurs de viande autour d'une expérience gourmande commune. L'établissement se distingue aussi par sa belle terrasse estivale, sa carte de vins canadiens et ses cocktails créatifs élaborés à partir de produits québécois. Une adresse incontournable pour qui cherche une gastronomie décomplexée, raffinée et profondément ancrée dans son territoire.

Distillerie des Appalaches
Si vous traînez du côté de Lévis et que vous avez un faible pour les spiritueux qui ont du caractère, faites-vous plaisir : poussez la porte de la Distillerie des Appalaches, sur la rue des Riveurs. C'est le genre d'endroit qu'on découvre par hasard et qu'on n'oublie pas. Ce qui nous a tout de suite plu, c'est la philosophie de la maison. Ici, on prend le temps. On mise sur le terroir québécois, on ose des associations qu'on ne verrait nulle part ailleurs, et on assume une vraie créativité — sans tomber dans le gadget. Savoir-faire artisanal, techniques modernes, ingrédients de qualité : la recette n'a rien de révolutionnaire sur papier, mais le résultat dans le verre, lui, parle pour eux. La gamme phare, c'est Kepler, une collection de gins qui voyage entre le classique, le boréal, le fruité et même le marin. Mention spéciale au Kepler Sous-Bois, dominé par le sapin baumier avec une belle touche de pamplemousse — un vrai gin de chalet, parfait avec un tonic et une fin d'après-midi qui s'étire. Les amateurs de notes plus salines vont craquer pour le Bord de Mer, où la fraise, la rhubarbe et les algues wakamé se rencontrent dans un mélange qui ne devrait pas fonctionner… mais qui fonctionne. Au-delà du gin, la distillerie joue aussi du côté du rhum épicé avec Lilly Queen, et même de l'eau-de-vie d'érable avec Moins 40. Et pour ceux qui lèvent le pied côté alcool, la gamme Zéro offre des mocktails qui se tiennent debout — pas juste de l'eau colorée. Bref, la Distillerie des Appalaches, c'est une belle adresse à mettre sur la carte. Une équipe qui a du plaisir à faire ce qu'elle fait, et ça se goûte.

Le Clan
Niché au 44, rue des Jardins, dans les murs historiques de l'ancien Café de la Paix, le restaurant Le Clan s'impose depuis quelques années comme l'une des grandes adresses gastronomiques de la ville de Québec. Aux commandes : le chef d'origine catalane Stéphane Modat, figure incontournable de la scène culinaire québécoise, recommandé au Guide MICHELIN 2025 et sacré Restaurant de l'année aux Lauriers de la gastronomie. Dès l'entrée, le ton est donné : on pénètre dans le restaurant par la cuisine ouverte, où l'on devine déjà l'intensité et la passion de la brigade. À l'étage, les salles à manger feutrées, ornées de trophées de chasse et de pêche – clin d'œil aux passions du chef –, créent une atmosphère à la fois élégante et chaleureuse. Mais ce qui distingue véritablement Le Clan, c'est sa philosophie : célébrer le terroir québécois dans toute sa richesse. Le menu dégustation invite à un véritable voyage à travers la province : poissons, gibier, viandes nobles et légumes de saison s'y déclinent en créations boréales raffinées. Pour une expérience plus accessible, le menu du midi offre une porte d'entrée intéressante vers cet univers, et le brunch du week-end (servi le samedi et le dimanche de 9 h à 14 h) est unanimement salué comme un incontournable.
À noter que Le Clan a rejoint, en 2026, la liste prestigieuse des restaurant étoilé du guide Michelin!! Breaking New!

L'Étal, boucherie Pirate
Une adresse pleine de caractère dans Saint-Sauveur. L'Étal – Boucherie Pirate, le cinquième petit frère des Restos Pirates, ouvre en douce depuis décembre 2024 et propose des viandes, des charcuteries, des plats préparés et bien plus encore. Le groupe des Restaurants Pirates est déjà bien établi à Québec, avec entre autres l'Affaire est Ketchup. Une boucherie de quartier nouvelle vague, avec une touche créative bien à l'image des « Pirates » de Québec.

Dîner Saint-Sauveur
Sur la rue Saint-Vallier Ouest, en plein cœur du quartier Saint-Sauveur, le Diner porte bien son nom… mais seulement à moitié. Le décor a beau évoquer le diner américain classique, l'assiette, elle, joue dans une tout autre ligue. Ici, les classiques de réconfort sont revisités avec un soin de table gastronomique : produits locaux, préparations maison, et cette générosité qu'on n'attend pas toujours d'un menu de bistro. Le burger DINER est devenu une signature, mais c'est la gaufre frite — servie en dessert, en accompagnement de poulet, ou même en pain à burger — qui fait jaser tout le quartier. Croustillante à l'extérieur, moelleuse en dedans, légère comme un nuage : à goûter au moins une fois dans sa vie. Le pâté chinois revisité avec un œuf coulant sur le dessus, les pâtes au chèvre et tomate, le poulet-gaufres, le « macaroni comme à la maison » pour les enfants… chaque plat a ce petit quelque chose qui fait dire qu'on ne mange pas tout à fait au diner du coin. Ouvert tous les soirs dès 17 h, c'est l'adresse parfaite pour un souper décontracté qui sort de l'ordinaire — à condition de réserver, parce que la place se remplit vite.

Les Botanistes
Niché sur l'avenue Jules-Verne à Sainte-Foy, Les Botanistes est de ces adresses qu'on a presque envie de garder pour soi. Hautes verrières, plafonds généreux et plantes à profusion : on entre ici comme dans une serre lumineuse, où le végétal s'invite jusque dans l'assiette. L'ambiance tient à la fois du bistro chaleureux et du jardin d'hiver, avec ce supplément d'âme qu'apportent un service attentif et un personnel qui prend le temps. La cuisine, elle, mise sur le local et le produit du moment. Le menu évolue au fil des saisons et des arrivages, avec une vraie générosité dans les portions et une présentation qui flirte avec le gastronomique sans jamais se prendre au sérieux.

Luke Lobster Back Bay
Fondé en 2009 par Luke Holden, pêcheur de homard de troisième génération originaire du Maine, Luke's Lobster est une entreprise familiale certifiée B Corp qui s'approvisionne directement auprès des pêcheurs pour garantir une traçabilité totale de ses fruits de mer. L'adresse du Back Bay, à deux pas de la ligne d'arrivée du Marathon de Boston et de la Boston Public Library, propose des lobster rolls servis à la manière Luke's : un pain brioché toasté à la new-yorkaise, une touche de mayo, de la chair de homard froide, un filet de beurre citronné et leur assaisonnement secret. Le populaire Luke's Trio permet de goûter à la fois au lobster roll, au crab roll et au shrimp roll en demi-portions, idéal pour les indécis. L'ambiance est décontractée, le service rapide et les prix honnêtes pour la qualité proposée. Une adresse simple et efficace, à l'opposé du cérémonial gastronomique, mais qui livre certains des meilleurs rouleaux de homard de la ville.

Union Oyster House
L'Union Oyster House, qui a ouvert ses portes en 1826, est le plus ancien restaurant en exploitation ininterrompue des États-Unis. Le bâtiment, construit en partie entre 1716 et 1717, est inscrit depuis 2003 à l'inventaire du National Historic Landmark. Avant de devenir un temple de la gastronomie bostonienne, la bâtisse a notamment abrité Isaiah Thomas, qui y publiait son journal patriote le Massachusetts Spy, et a servi de quartier général au trésorier de l'Armée continentale durant la guerre d'Indépendance. En 1796, le futur roi des Français Louis-Philippe d'Orléans y donnait même des leçons de français depuis le second étage. Parmi les habitués célèbres, on compte plusieurs présidents américains — dont JFK, qui venait presque chaque dimanche déguster du homard. Le booth 18 à l'étage lui était réservé et lui est toujours dédié. Le bar à huîtres en fer à cheval, où le sénateur Daniel Webster était lui aussi un client assidu, est resté dans sa position d'origine depuis 1826. Au menu, les fruits de mer et spécialités de la Nouvelle-Angleterre règnent en maîtres : huîtres, clam chowder, lobster roll. Situé sur la Freedom Trail, près de Faneuil Hall, c'est autant une expérience historique qu'un repas.

Le Battuto
Couronné « meilleur nouveau restaurant au Canada » par le magazine EnRoute en 2017 et distingué par un Bib Gourmand au guide Michelin en 2025, Battuto est un restaurant intimiste de 24 places niché dans le quartier Saint-Roch. À l'origine du projet, trois amis passionnés — Guillaume St-Pierre, Paul Croteau et Pascal Bussières — qui ont ouvert ensemble en décembre 2016 sans se douter des lauriers qui allaient suivre. Tout est fait maison, des charcuteries aux pâtes en passant par le pain et la crème glacée. La carte des vins, épurée mais réfléchie, mêle étiquettes confidentielles et noms prestigieux, avec une préférence pour l'Italie et la France. Les réservations — ouvertes une fois par mois — partent en quelques minutes. Une institution de la basse-ville.

Joe Smoke meat
Une véritable institution charlevoisienne nichée en plein cœur du pittoresque centre-ville de Baie-Saint-Paul! Le plus difficile? Faire son choix parmi une dizaine de déclinaisons du célèbre smoked meat de Joe. Avec son ambiance conviviale et son comptoir traditionnel, on se croirait dans un petit deli montréalais, mais avec la chaleur charlevoisienne en prime.
La coupe se fait de façon traditionnelle, et le service à la table offre un succulent sandwich smoked meat accompagné de la salade de chou maison, de croustilles et de cornichon. Si la viande fumée est servie partout au Québec, celle de Joe se distingue par sa tendreté, sa saveur fumée parfaitement équilibrée et son gras juste comme il faut. Suite au succès grandissant du restaurant, une boutique a même été ouverte juste en face, pour la version à emporter.